Les premiers gestes, avant l'arrivée du couvreur
Ne montez jamais sur le toit vous-même, surtout sous la pluie ou dans le vent. Concentrez-vous sur l'intérieur :
- Mettez-vous en sécurité et éloignez-vous des zones où le plafond gonfle ou s'affaisse.
- Coupez l'électricité des pièces touchées si l'eau approche des luminaires ou des prises.
- Recueillez l'eau avec des bassines, posez des bâches ou des serpillières au sol.
- Déplacez ou protégez les meubles, les appareils et les papiers importants.
- Photographiez tout, dedans et dehors, avant la moindre réparation : ces images serviront à l'assurance.

La mise hors d'eau et le bâchage
Notre couvreur commence par sécuriser : il retire les éléments instables, comme des tuiles ou des morceaux de faîtage prêts à tomber, puis il couvre la zone ouverte. La bâche est tendue sur la partie abîmée, débordant largement, et lestée ou fixée sans percer davantage la couverture. Bien posée, elle tient le temps de commander les matériaux et de planifier la réparation.
Il en profite pour faire un premier constat : étendue des dégâts, état des tuiles voisines, risques pour la charpente. Ce constat, accompagné de photos, appuie votre déclaration d'assurance.
Les orages, un risque bien réel à Montauban
Le 19 mai 2025, un violent orage, avec des rafales et des pluies diluviennes, a laissé des toitures éventrées à Birac, à Saint-Martial, au Bas-Pays et à Pouty, ainsi qu'à Lamothe-Capdeville et à Léojac. Ces épisodes arrivent souvent à la fin du printemps et en été, et touchent de nombreuses maisons en même temps : les couvreurs sont alors très sollicités, d'où l'intérêt de signaler l'urgence dès le début.

Déclarer le sinistre à votre assurance
- Le délai : celui de votre contrat, jamais inférieur à cinq jours ouvrés après la découverte des dégâts.
- Les pièces : photos datées, description des dégâts, facture de bâchage, devis de réparation.
- En cas de catastrophe naturelle reconnue : 30 jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel, franchise légale de 380 € pour une habitation.
- Ne jetez rien avant le passage éventuel de l'expert : les tuiles cassées ou les éléments arrachés peuvent servir de preuve.
Après l'urgence : la vraie réparation
Une fois la maison hors d'eau, le couvreur établit un devis de réparation détaillé : remplacement des tuiles, reprise du faîtage ou des rives, zinguerie arrachée, éventuellement charpente. À titre indicatif, le remplacement de tuiles sur une zone abîmée coûte en général 40 à 130 € par m².
Si l'échafaudage doit être posé sur la voie publique, l'arrêté de voirie se demande au moins 10 jours ouvrés avant les travaux : c'est une raison de plus pour bien protéger la maison en attendant.
Ce que le couvreur vérifie après une tempête
Même quand la fuite est arrêtée, un coup de vent violent peut avoir fragilisé d'autres parties du toit. Lors de son passage, le couvreur contrôle en général :
- les tuiles soulevées ou déplacées autour de la zone arrachée ;
- le faîtage et les rives, les plus exposés au vent ;
- les gouttières et les descentes, parfois décrochées ou écrasées par des branches ;
- les solins autour de la cheminée et des fenêtres de toit ;
- l'état des liteaux et de la charpente là où l'eau est entrée.
Ce tour complet évite une mauvaise surprise au prochain orage et permet de regrouper toutes les réparations dans un seul devis, plus simple à présenter à l'assurance.
